Retenez ceci
- Matra Murena : un coupé sportif français au design cunéiforme et à la mécanique centrale arrière
- Trois sièges côte à côte : une configuration unique permettant un confort inédit pour trois adultes
- Châssis galvanisé : une première mondiale assurant une résistance exceptionnelle à la corrosion
- Restauration automobile : un réseau actif de passionnés et des pièces disponibles malgré la rareté
- Collection : valorisée en 2026, la Murena reste accessible et bénéficie d’un potentiel croissant
Vous souvenez-vous de cette silhouette cunéiforme, à la fois racée et futuriste, qui glissait sur les routes secondaires dans les années 80 ? La Matra Murena n’était pas qu’un simple coupé de sport signé par une marque oubliée – elle incarnait un moment rare d’audace française, où l’ingénierie osait encore bousculer les conventions. À une époque où les constructeurs alignaient des berlines de série, Matra sortait un bijou à trois places de front, avec un châssis indestructible et un moteur central arrière. Aujourd’hui, cette voiture semble presque anachronique – et pourtant, son retour dans les collections ne fait que commencer.
Un concept visionnaire : trois sièges de front et un châssis galvanisé
L’héritage de la Bagheera revisité
La Murena n’est pas sortie de nulle part. Elle prolonge l’expérience de la Bagheera, le précédent coupé de Matra, en reprenant une idée révolutionnaire : trois places alignées côte à côte. Une configuration unique en son temps, qui permettait à trois adultes de voyager confortablement sans sacrifier l’encombrement. Mais Matra a fait mieux : il a conçu un châssis entièrement galvanisé à chaud, une première mondiale à l’époque. Cette protection intégrale contre la corrosion donne aux bons exemplaires une longévité insoupçonnée – certains roulent encore aujourd’hui sans trace de rouille structurelle.
- ✅ Châssis protégé par galvanisation intégrale – une avancée majeure
- ✅ Trois vraies places de front, idéales pour les trajets à plusieurs
- ✅ Carrosserie en matériaux composites (résine et fibre de verre), légère et facile à réparer
- ✅ Moteur central arrière pour un équilibre dynamique proche de l’idéal
Pour dénicher des modèles préservés ou des pièces spécifiques, il est utile de consulter des plateformes spécialisées comme runauto.fr. Ces structures regroupent souvent des vendeurs sérieux et des passionnés capables de donner un historique fiable des véhicules. Sur le papier, ce concept tient parfaitement la route : légèreté, stabilité, habitabilité inédite – tout y est.
Choisir sa motorisation entre le 1.6 et le 2.2 S
La souplesse du bloc Poissy
Le moteur 1.6 litre, issu de l’usine Simca de Poissy, est une mécanique robuste, simple et facile à entretenir. Avec 90 chevaux, il permet des performances tout à fait honorables pour un véhicule pesant moins d’une tonne. La consommation est raisonnable, et les pièces de rechange restent relativement accessibles. C’est la version idéale pour qui souhaite rouler régulièrement sans craindre les pannes mécaniques. Le moteur, bien que modeste, offre un agrément de conduite surprenant grâce à une boîte bien calée et un poids contenu.
La puissance brute de la version S
La version 2.2 S, équipée du moteur Chrysler de 142 chevaux, transforme radicalement l’expérience. Là, on passe d’un coupé élégant à une véritable sportive. L’accélération devient franche, le couple généreux, et le comportement sur route sinueuse s’affirme. Le son du moteur central arrière gagne en intensité, et le plaisir de conduite grimpe d’un cran. C’est cette version qui attire aujourd’hui les collectionneurs les plus exigeants.
L’agrément de conduite d’un moteur central
La position centrale du moteur arrière joue un rôle crucial dans l’équilibre global. Le centre de gravité est bas, la répartition des masses proche de l’idéal. Résultat : une tenue de route précise, une direction directe, et une stabilité en courbe qui inspire confiance. Contrairement à certaines sportives de l’époque, la Murena ne se contente pas d’être rapide – elle est polyvalente. On peut rouler des heures sans fatigue, grâce à une suspension bien pensée et une position de conduite confortable.
La cote sur le marché de la collection en 2026
Un investissement raisonnable
Contrairement à d’autres youngtimers dont les prix ont explosé, la Matra Murena reste étonnamment accessible. Sa cote évolue doucement, sans spéculation excessive. Pourtant, sa rareté est réelle : moins de 11 000 exemplaires produits. Ce déséquilibre entre offre limitée et demande croissante pourrait bien profiter aux acheteurs avisés dans les années à venir. Les beaux modèles, bien entretenus ou restaurés, voient leur valeur se stabiliser ou progresser légèrement.
Les points de vigilance à l’achat
Avant tout achat, deux vérifications s’imposent. D’abord, l’état des intérieurs : les tissus d’origine sont fragiles, et les sièges centraux peuvent présenter des usures prématurées. Ensuite, l’étanchéité des joints de pare-brise et de toit, souvent source de fuites. Enfin, l’historique mécanique : un moteur 2.2 mal entretenu peut vite devenir coûteux. Privilégiez les véhicules avec un carnet d’entretien complet ou un historique documenté.
| État du véhicule | Version 1.6 | Version 2.2 S |
|---|---|---|
| Projet de restauration | 2 000 – 4 000 € | 5 000 – 8 000 € |
| Bon état de marche | 7 000 – 10 000 € | 12 000 – 16 000 € |
| État concours / Restauré | 12 000 – 15 000 € | 18 000 – 22 000 € |
Restaurer et entretenir sa Matra au quotidien
Disponibilité des pièces et réseau de passionnés
On pourrait craindre un manque de pièces détachées, mais c’est mal connaître la communauté Matra. Des clubs actifs, comme Matra International, maintiennent un vivier de contacts et proposent même la fabrication de pièces refabriquées. La base mécanique Simca/Talbot est un atout : de nombreuses pièces sont interchangeables avec des modèles de l’époque, ce qui facilite les réparations courantes. Et même si certains éléments carrosserie sont spécifiques, les matériaux composites permettent des réparations locales sans usine spécialisée.
Le plaisir de rouler en ancienne atypique
Contrairement à certaines voitures anciennes, la Murena n’est pas un jouet de musée. Elle peut s’inscrire dans une utilisation régulière, grâce à un confort étonnamment moderne. La suspension, bien que ferme, absorbe bien les imperfections. Le bruit est maîtrisé, et la visibilité, malgré la silhouette basse, reste correcte. Lors des rassemblements, elle suscite toujours l’intérêt – souvent accompagné d’un sourire. Il y a de quoi : c’est une voiture qui raconte une histoire, celle d’un génie mécanique français trop vite oublié.
Les questions qu’on nous pose
Comment vérifier si le châssis a bien été protégé par la galvanisation d’origine ?
Pour s’assurer de la galvanisation d’origine, il faut examiner les corps creux, les longerons et les points de soudure. Un châssis bien protégé ne montre aucune trace de corrosion interne, même après des décennies. Une lampe torche et une inspection minutieuse sont souvent suffisantes.
Peut-on installer un siège enfant sur le troisième siège central ?
Le siège central, bien que étroit, dispose de ceintures trois points. Cependant, les fixations d’époque ne sont pas adaptées aux normes actuelles de sécurité enfant. Il est possible d’installer un siège, mais sans garantie de conformité aux dernières réglementations.
Quel est l’impact des nouvelles zones ZFE sur l’usage d’une Murena ?
Les Murena bénéficient généralement d’une carte grise de collection, ce qui les exonère des restrictions ZFE. En 2026, cela permet de circuler en ville sans difficulté, à condition que le véhicule soit classé comme collection.
Quels sont les premiers fluides à remplacer après une longue immobilisation ?
Après une longue pause, il est crucial de remplacer l’huile moteur, le liquide de frein, l’antigel et l’essence. Ces fluides peuvent s’altérer avec le temps et compromettre le bon fonctionnement du véhicule.